À propos du vidéogiciel : The Ratchet and Clank Trilogy

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jeudi 9 septembre 2021

The Ratchet & Clank Trilogy (PS3)

A l’époque de leur sortie sur PS2 je ne m’intéressais pas à ces deux créatures bizarres dans leur univers SF à la noix. Faut dire j’avais été bercé par la féerie de Spyro le dragon (sur PS1) et je trouvais la baisse d’inspiration du développeur Insomniac Games patente avec ces deux héros et leur univers qui ne ressemblent à rien.

Et puis j’ai grandi et me suis ouvert d’esprit ; j’ai développé aussi une espèce de boulimie de tout connaître, expérimenter. Donc j’ai acheté The Ratchet & Clank Trilogy et, plusieurs années plus tard, l’ai terminé.

J’ai fait les trois épisodes non à la suite mais bien en faisant de longues pauses entre chacun.

Bah comment dire, c’est de la plateforme mélangée à beaucoup de combats. C’est avec cette série que le développeur Insomniac a développé son goût pour les collections d’armes gigantesques et délirantes, à défaut d’être vraiment pertinentes ludiquement – le jeu reste assez bourrin.

C’est le premier épisode qui demande le plus de subtilité puisque c’est le seul qui ne permet pas de se déplacer en pas de côté face à un ennemi. En effet, pour esquiver vers la droite on doit faire une espèce de saut latéral façon Lara Croft, assez difficile à placer puisqu’on est obligé de s’arrêter accroupi pour le faire (et donc se rendre vulnérable dans un premier temps).

J’ai accroché facilement à la progression, faite d’un parcours de base plus ou moins simple mais agrémentée de secrets ardus à découvrir et d’évolutionite aigüe (on joue aussi pour augmenter sans cesse le niveau de ses armes, un ennemi détruit à la fois).

Le jeu marche donc un peu à la carotte un peu bête, une barre d’évolution pour chaque arme à remplir. Mais je ne nierai pas qu’exploser les ennemis est attractif, avancer de plate-forme en plate-forme avec force sauts est excitant, sans parler des boulons d’argent secrets à trouver qui parfois nous narguent dans un endroit lointain mais visible tout en semblant inaccessible.

Dans l’ensemble j’ai trouvé l’humour médiocre, beaucoup trop dans la satire et la caricature outrancières des émissions de télé notamment. Cependant, les petits robots chiens que dirige Clank sont très drôles, la tronche du singe dans l’épisode 3 est impayable et SURTOUT ! Surtout, le 3 offre des séquences où Ratchet se « déguise » en tyranoïde et doit s’infiltrer chez eux et parler leur langue pour, mettons, leur demander d’ouvrir une porte. Les tyranoïdes sont des espèces de monstres cyclopéens bedonnants, l’air ahuris, cons et préhistoriques, et c’est quoi LA PREMIÈRE PHRASE que Ratchet leur sort quand il tente d’imiter LEUR langage ?

« Excusez-moi de vous demander pardon, auriez-vous l’obligeance de m’ouvrir cette porte ? »

« Mais très certainement cher collègue ! »

J’ai éclaté de rire.

Verdict = ok