À propos du vidéogiciel : Resident Evil : Operation Raccoon City

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jeudi 9 septembre 2021

Resident Evil : Operation Raccoon City (PS3) // Le DLC « Echo Six »

Le 20 juillet 2019.

J’ai eu envie de redonner une chance à cette carcasse desséchée qu’est Operation Raccoon City, en parcourant son DLC en mode de difficulté professionnel (4/4). Le site relyonhorror.com m’avait pas mal vendu du rêve, en déclarant notamment que les missions Echo Six étaient « ce qu’aurait dû être le jeu sur disque ». Bon ben je les trouve sacrément gentils.

En terme de jeu c’est vraiment la même insignifiance que la campagne des USS : on tire sur des ennemis qui sont de véritables menhirs, qui craignent les balles seulement à partir de la trentième reçue dans la tête. J’exagère mais vous comprenez l’idée. Du coup on tourne autour, on se tient éloigné, on laisse faire ses coéquipiers quand c’est possible, on recharge ses armes à une caisse quand on n’a plus de balles… C’est peu excitant.

Les boss et autres ennemis spéciaux (genre les Tyrans), eux, prennent des centaines de balles avant de tomber. Ultra chiant.

Le mode professionnel met plus la pression puisqu’on meurt plus vite, donc j’avais plus tendance à vérifier mes munitions et me mettre à la recherche d’objets de santé. Mais d’un autre côté les ennemis sont encore plus des menhirs donc c’est encore plus relou. Et puis de toute façon, les points de passage sont permissifs donc le côté « survie » est très très relatif. Les ressources abondent dans les niveaux, les coéquipiers ont des munitions infinies et on peut les réanimer autant de fois qu’on veut, les ennemis laissent tomber des herbes vertes…

Sinon le jeu est toujours aussi con. Le combat contre le Némesis dans la fonderie fait bien de la peine. Figurez-vous qu’il y a trois zones dans l’arène sur lesquelles on peut faire couler de la lave. Et figurez-vous que c’est justement sur une de ces zones que va systématiquement se reposer le Némesis quand il a reçu 3000 balles dans la tête… Du génie.

Le scénario est toujours aussi prétexte, les personnages ne servent à rien, n’existent pas (une équipe de six mais chaque mission n’en voit que 4 en mission, encore un bel exemple de cohérence). Alors oui cette campagne Echo Six fait peut-être preuve d’un poil plus d’originalité que la campagne d’origine, avec une escorte de gamine (anecdotique) et des passages dans le noir complet (bordéliques), mais cela ne suffit pas à soulever Resident Evil ORC de la fange dans laquelle il rampe depuis sa sortie tel un zombi putréfié.

Verdict = dispensable

Resident Evil : Operation Raccoon City (PS3)

Terminé en mode normal

J'écris ce texte alors que cela fait un moment que j'ai joué au jeu, mais que j'ai toujours dans ma liste à faire le DLC. J'aurai donc l'occasion d'y revenir.

Franchement je ne sais pas si j'ai des choses positives à dire sur ce RE ORC. D'abord l'évident, c'est que les personnages emblématiques comme Leon, Claire, Jill et consorts, modélisés par un studio américain médiocre comme Slant Six, et bien on sent la différence avec l'original et ce n'est pas heureux.

Ensuite, RE ORC en un mot c'est : encéphalogramme plat. Je ne ressens rien en jouant à RE ORC. Les balles ne semblent rien faire aux ennemis ou alors ces derniers réagissent après l'impact. Les personnages incarnés, des membres d'une troupe d'élite insérés au chausse-pied dans la mythologie RE, sont insignifiants. Notre personnage bouge de façon générique, sans rien exprimer de personnel et d'unique.

L'histoire est insignifiante, comme un clown qui se débattrait mollement pour nous faire rire, en vain. Au lieu d'opter pour un délire 100% non-canonique et donc ouvert à toutes les folies, les développeurs ont d'abord inscrit leur "récit" dans la mythologie, avec une promesse de nouveau point de vue, pour ensuite ruiner cela en faisant de grosses entorses au canon avec la mort de persos centraux…

Les animations sont raides et moches. Les graphismes ne ressemblent à rien, les effets de lumière sont utilisés n'importe comment. Tout sent trop fort le projet commercial sans vision : « faisons un squad-based TPS dans l'univers de Resident Evil et confions-le à un développeur américain méconnu qui ne prendra pas trop cher ». Capcom a demandé, Slant Six a exécuté.

Je sais bien que cela n'a rien à voir, mais quand je vois ce que Sumo Digital a fait avec Sonic Racing pour Sega, un travail très soigné même si je ne suis pas fan, je me dis que les ambitions ne devaient certainement pas être les mêmes pour Capcom et Slant Six dans le cadre de Operation Raccoon City.

Je n'ai trouvé aucun challenge, level design intéressant dans les différents chapitres. Au lieu de ça on a un système de scoring et de difficulté qui fleure bon la fainéantise…

Bon je m'arrête là. Je n'ai pas du tout aimé RE ORC. Le DLC sera la dernière chance que je donnerai au jeu.

Verdict = dispensable