À propos du vidéogiciel : Alice : Retour au Pays de la Folie

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jeudi 9 septembre 2021

Alice : Retour au Pays de la Folie (PS3)

Un jeu de plateforme aux niveaux abstraits prétendument justifiés par le fait que l’on soit dans la tête d’Alice et que celle-ci est folle, ou plutôt traumatisée et qu’elle cherche une échappatoire… Oui mais, la construction des niveaux respire plus le bon gros random que le sens psy. Je me rappelle ce lac dont l’eau venait des yeux d’une statue d’Alice qui pleurait dans le premier volet… Premier volet qui pêchait déjà par le côté random de son level design mais qui trouvait quelques petits moments de grâce. La formule ne s’est pas du tout améliorée avec cette suite, souvent désertée par le sens et l’émotion dans ses niveaux de plateforme.

Les quelques séquences grises à Londres sont visuellement magnifiques et on peut d’ailleurs à tout moment voir à travers les yeux d’Alice. Alice elle-même est superbement modélisée, l’une des plus belles héroïnes de la PS3.

Il me semble qu’à la toute fin du jeu Alice se venge d’un type qui lui a fait je ne sais plus quel mal mais clairement le récit traîne en longueur sur la question du traumatisme et de la folie.

Petite originalité, Alice peut faire non pas un double saut mais un triple saut ! Les objets cachés à trouver comportent des groins volants invisibles sur lesquels il faut lancer du poivre pour les faire éternuer et, alors, les réveler.

Je suis bizarrement attaché à ce jeu, j’adore son titre français traduit du plus convenu « Madness Returns ».

Verdict = ok

Alice : Retour au Pays de la Folie (PS3) // Le DLC « American McGee's Alice »

Ouaip ben je suis désolé mais je vais arrêter là American McGee's Alice. Ça devient trop dur pour moi. Certes, je fais le jeu en mode "cauchemardesque" (encore plus dur que "difficile") mais jusqu'ici ça allait. Là, ça devient vraiment ingérable. J'ai déjà regardé une solution vidéo pour le boss qui se divise en plein de bonhommes, et ça n'avait juste rien à voir avec les conseils que le jeu te donne pour le vaincre ! J'étais dégoûté. Là je suis de nouveau contre un boss qui invoque régulièrement des monstres trop durs à battre qui te tirent dessus à coup de boulets de canon qui font super mal... Je laisse tomber, trop dur pour moi. Ça devient trop dur, autant avant c'était difficile mais je sentais que c'était faisable en faisant bien attention ou en trouvant une technique particulière (le boss scorpion par exemple), autant là ça me décourage. Et puis le jeu a du mal à se renouveler. J'étais enthousiasmé par les premiers niveaux qui allaient loin dans le trip de l'enfer et de la folie, là, le monde des miroirs, c'est franchement pas terrible car bien trop abstrait... Par ailleurs, le portage du PC vers la PS3 est calamiteux, avec un frame-rate qui ne dépasse pas les 30 images par seconde mais descend souvent en dessous, un contrôle de la visée au stick par trop imprécis et enfin, les attaques attribuées aux gâchettes de la Dual Shock 3, gâchettes dont la course est bien trop grande pour des actions avec un impératif de rapidité et de précision.

J'arrête donc ici l'aventure en livrant tout de même les impressions très positives que j'avais notées jusque là.

« Il s'agit du portage sur PS3 du premier épisode de la saga Alice, sorti à l'origine exclusivement sur PC. En terme d'histoire l'ambition est réduite à faire vivre au joueur le cauchemar d'Alice et c'est très réussi, le challenge est très intéressant et a toujours du sens : il s'agit de traverser des niveaux peuplés de dangers et d'agresseurs et anéantir la source du mal. Alice se confronte dans un rêve à ses démons intérieurs : ses émotions (la statue d'elle dans la forêt dont les larmes alimentent un lac), ses obsessions (tout l'univers du pays des merveilles) et ses peurs paniques (des ennemis font des bruits d'engins de guerre tandis que d'autres sont vêtus et armés comme des soldats) sont omniprésentes dans les niveaux.

Alice, c'est le combat intérieur d'une fille traumatisée qui a inventé le pays des merveilles. En mode cauchemardesque le jeu prend tout son sens et c'est une épreuve de force où tous les coups sont permis. Je ne me suis jamais ennuyé, c'est un vrai bon jeu qui te défie constamment (exploration, combat, plate-forme) et s'inscrit parfaitement dans l'histoire, modeste, un peu abstraite (le jeu étant un rêve) qu'il cherche à raconter. Quatre étoiles sans problème. »

Verdict = dispensable