Fears to Fathom : Home Alone (PC)

Développé par : RAYLL STUDIOS (Inde)

Sorti à l’origine en : juillet 2021 (Europe, version PC)

Comment j’ai pratiqué : Terminé en moins d’une heure (une seule session), sur Steam Deck avec la manette Xbox 360. 60 images par seconde, résolution 720p. Édition Steam version du 07/11/2023. Textes en Anglais, pas de voix.

Bidouilles diverses : Je me suis créé une configuration avec Steam Input pour ma manette Xbox 360 car le VG n’a pas de support manette natif.

Fears to Fathom is an episodic psychological horror game where each episode unveils a short story narrated by the ones who survived.

The first episode of Fears to Fathom is free to play, more episodes are coming soon.

Fears to Fathom : Home Alone
In the first episode of Fears to Fathom you play as Miles, a 14 years old kid who is home alone while his parents are out of town for work. He soon finds himself in trouble as the story unfolds, would he make it through the night? He survived as he made the right choices.

Key Features
• Atmospheric environment and photo-realistic graphics.
• VHS film aesthetic.
• Receive texts from NPCs.
• Player voice activity.
[1]

C’est mon second Fears to Fathom après l’épisode Ironbark Lookout que j’avais critiqué il y a un. C’est une série de VG horrifiques qui n’a pas de continuité scénaristique mais propose à chaque fois une nouvelle petite histoire qui fait gentiment peur — les situations sont très immersives et flippantes mais se terminent toujours bien, c’est un peu le contrat tacite entre le développeur et son public.

On lit bien après tout dans la description : « chaque épisode dévoile une courte histoire racontée par ceux qui ont survécu ».

Home Alone — je l’appellerai FTFHA — est le tout premier épisode de cette série. Il est particulièrement modeste en ce qu’il se termine en à peine une demi-heure et propose une unique maison (et son jardin) en guise d’environnement. Cet épisode est gratuit et sert à mon avis de « produit d’appel » voire de démo pour le reste de la série.

Le développeur aurait pu soigner un peu plus son produit d’appel parce que rien que monter les escaliers fait beuguer le VG (on se traîne sur les marches comme si elles étaient enduites de colle), tandis que le framerate est globalement très mauvais au regard de la (faible) complexité graphique affichée.

Mais l’essentiel est là. Dans la peau du petit Miles, un soir seul chez lui, on reçoit les SMS du copain qui annule sa venue, puis de la maman en panique que la voisine a alerté de la présence d’un homme planté devant notre porte d’entrée… Et en y réfléchissant bien, ne sont-ce pas des pieds que l’on a entr’aperçus monter les escaliers plus tôt dans la soirée alors que l’on était affalé dans le canapé devant la télé à se gloutonner un plat de lasagnes… Et voilà que maintenant la porte sonne à l’entrée… Bref, bonjour les chocottes…

La révélation qu’un homme était caché dans la chambre des parents bien avant que son complice se pointe à l’entrée fut particulièrement glaçante. Miles s’en sort en restant planqué sous son lit jusqu’à l’arrivée de la police (et attention à ne pas faire de bruit dans un éventuel micro connecté au PC car le VG nous écoute !). On n’en saura pas plus sur les tenants et aboutissants, comme dans FTFIL ; on aura par contre suivi de très près notre personnage dans ses actions, que ce soit se lever la nuit pour boire un verre d’eau, récupérer un plat au frigo et le mettre au four, faire ses devoirs…

Cela me donne certainement envie de parcourir les autres épisodes, tant je trouve la formule efficace et plaisante. J’espère juste que les prochains seront plus soignés techniquement.

Ce premier épisode de la série Fears to Fathom a beau être bref, sommaire et techniquement pitoyable, il délivre une bonne dose de peur et d'immersion, emballée dans un style graphique rétro « cassette vidéo » de bon aloi.
Verdict = dispensable | ok | vaut le coup ! | énormissime

 

Note(s)

  1. ^ Présentation du magasin Steam.

 

Galerie d’images

01a
Quelques images sans commentaires…
01b
01c
02a
Le personnage nous rappelle souvent à des détails contraignants mais réalistes, en un mot : immersifs. Ici on ne peut commencer à faire nos devoirs sans auparavant éteindre la télé du son, dont le bruit nous gêne…
02b
…et là, on doit fermer la porte de notre chambre avant de nous mettre au lit.
03
Le personnage s’exprime régulièrement (sans doublage) sur ses envies et besoins ; c’est ce que l’on doit lui faire faire via nos interactions. « La nourriture était chaude et sentait bon, j’aimais bien regarder la télé en mangeant ».
04a
Quelques bugs agaçants. Par exemple cette invitation à « jeter » avec la touche G alors que l’on ne porte plus rien dans les mains et que l’on a passé l’étape des lasagnes…
04b
…ou encore cet affreux escalier que l’on ne peut monter qu’à la vitesse d’un escargot sous Seresta.
05a
Les frissons sont réels lorsque l’on aperçoit cette silhouette inconnue qui sonne à la porte en plein milieu de la nuit…
05b
…et pire encore lorsqu’au milieu de la nuit, en sortant de notre chambre, on voit au bout du couloir la porte de la chambre des parents qui s’ouvre, signe que quelqu’un était déjà dans la maison depuis plusieurs heures.
06
Heureusement, ça finit bien : après avoir attendu sagement sous notre lit, la police arrive et le générique (minuscule) apparaît.
07
Miam. Mais pas que : cette scène en apparence réconfortante recèle un détail sinistre. Il est possible d’apercevoir au niveau de l’escalier (en haut à gauche de l’écran) des PIEDS QUI MONTENT ! Invisibles sur ma capture d’écran hélas.
08
Une introduction textuelle pose le contexte au tout début.

 

Commentaires

1. Le dimanche 24 mai 2026, 17:12 par Marie-Thérèse

Tout est dit dans cette brève mais efficace critique et je peux même en attester car j’y étais ! 👏

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