Scratches : Édition Collector (PC)

Développé par : NUCLEOSYS (Argentine)

Sorti à l’origine en : mars 2006 (Europe, version PC)

Comment j’ai pratiqué : Terminé en 12h (et 0h45 pour le chapitre additionnel) sur PC Windows 7 au clavier-souris. 60 images par secondes. Textes et voix en Français, avec sous-titres.

Bidouilles diverses : J’ai téléchargé un exécutable français[1] car ma version GOG ne contenait que la langue anglaise.

Vous êtes Michael Arthate, auteur de romans d’épouvante. Vous avez décidé de passer quelques jours dans le manoir Blackwood, une vieille bâtisse isolée, afin de vous ressourcer.

Vous arrivez sur place alors que l’orage se déchaîne et que la nuit tombe. Lorsque des cris se font entendre en provenance de la cave, votre paisible séjour se transforme soudainement en un voyage dans le monde de la peur et de l’inconnu… Vous êtes seul.

Nouveau !

  • Nouvelle fin, nouveaux personnages… Découvrez ce qui se cache vraiment dans le Manoir de Blackwood !
  • Des graphismes améliorés pour une immersion renforcée
  • Une bande son enrichie pour une atmosphère envoûtante
  • Plongez dans les pensées de Michael en lisant son journal et en collectant toujours plus d’indices permettant de comprendre l’histoire

Et toujours :

  • Menez l’enquête et résolvez des tonnes d’énigmes dans une vieille bâtisse hantée
  • Parcourez les différentes pièces du Manoir de Blackwood : sa serre, sa chapelle, son grenier, sa cave…
  • Un jeu facile d’accès grâce à son système de « pointez-cliquez »[2]

En fin de compte Scratches m’a beaucoup agacé, contrarié, énervé, et paradoxalement il m’a passionné. À son meilleur, il prouve que la forme du genre pointer-cliquer est excellente pour nous faire vivre une histoire non basée sur l’action, une enquête mystérieuse dans un lieu complexe à explorer. À son pire, il me fait penser que les développeurs ne se mettent pas à la place de celui ou celle qui parcourra leur aventure.

Pour être clair, je lui reproche de m’avoir poussé à tricher pour avancer.

Cela partait pourtant très bien ! Je faisais parfaitement corps avec ce Michael qui se prenait de curiosité pour sa nouvelle demeure, un grand manoir à l’abandon, trouvée par son meilleur ami Jerry. L’exploration de la bâtisse m’a demandé beaucoup d’attention et de repérage, mais je m’y suis mis, et après je connaissais la maison comme ma poche. J’ai bien lu toutes les lettres et journaux disséminés : il n’y en avait pas beaucoup mais leur contenu était parfois conséquent. Je m’y suis intéressé sincèrement et le mystère inquiétant qui se dessinait peu à peu m’a captivé. James Blackwood a voyagé dans les années 50 en Afrique du Sud et y a découvert une tribu d’individus difformes et meurtriers. Il leur a volé un masque, l’a ramené chez lui et a senti depuis comme une présence, a entendu des grattements la nuit, des murmures… Il a perdu un enfant venant de naître et a été accusé ensuite du meurtre de son épouse par la bonne. James était-il fou ou bien la victime d’une force surnaturelle, la même qui exerçait une emprise sur les Dhalmaar en Afrique ?

L’enquête m’a passionné. J’obtenais une info, j’appelais Jerry, il me communiquait une date, j’allais fouiller les journaux d’époque au grenier… Les plans de construction découverts m’ont révélé une pièce secrète, condamnée, à laquelle j’ai ensuite trouvé le moyen d’accéder en descendant en rappel avec une corde depuis le grenier ! Les nuits n’étaient pas de tout repos et m’ont fait peur : Michael se réveillait la nuit, entendait des bruits et allait explorer… La première nuit il a renoncé à inspecter la cave, ouf ! Mais la seconde nuit, il a tenu à y aller ! Quel stress !

Donc j’étais à fond. Michael aussi, quand j’appelais Jerry il apparaissait clairement comme obsédé par la résolution du mystère. C’est un affect que j’ai partagé avec lui, même si je l’ai trouvé un peu trop téméraire. Moi je me suis enthousiasmé pour cette expérience dans le confort et la sécurité de mon salon ; si j’avais été à la place de Michael je ne serais même jamais allé m’installer dans un vieux manoir isolé au fin fond de la cambrousse.

Je le répète, j’ai super accroché à l’histoire, à l’exploration de ce grand manoir victorien, à la recherche des clefs pour ouvrir les différentes portes, à observer chaque élément du décor, à trouver comment exploiter les objets ramassés pour arriver à mes fins (utiliser le chiffon sur un bidon sale pour voir ce que c’est, ah tiens c’est de l’huile, allez j’en mets dans ma lampe à huile trouvée précédemment, cela me permettra d’explorer la… euh… la cave). Tout me semblait top, jusqu’à ce que je me retrouve dans des situations où je ne voyais plus quoi faire ou comment exécuter certaines actions. Florilège.

Le samedi (premier jour)

Je me suis trouvé bloqué car je n’avais pas consulté le carnet au milieu du bureau de l’étude au rez-de-chaussée. C’était stupide, pourquoi j’avais loupé ce carnet, dans cette pièce que j’avais pourtant consciencieusement explorée ? Et bien parce que, sur la surface du bureau, j’avais cliqué sur la zone d’observation de gauche (icône loupe) et que dans l’écran zoomé qui apparaissait, le carnet rouge du milieu du bureau apparaissait dans une bonne moitié et n’était pas cliquable : j’en ai conclu que ce n’était pas un objet interactif. Il s’avérait que ce carnet faisait l’objet d’une autre zone d’observation, indépendante, qui permettait d’interagir avec le livre. Peu intuitif car les deux zones d’observation se touchaient (espacées à peine de quelques pixels) et je n’avais donc pas l’impression que si je cliquais précisément sur le bureau au milieu, la zone d’observation serait différente de si je cliquais sur le bureau à gauche. Je pense que le carnet rouge du milieu aurait dû être cliquable à partir de la zone d’observation de gauche ; on aurait dû pouvoir accéder à la zone d’observation du milieu depuis la zone d’observation de gauche, c’est d’ailleurs le cas dans le grenier (entre les journaux et la malle) et dans la galerie africaine (différents masques). Un problème ici d’interface contre-intuitive et inconstante.

La nuit du samedi à dimanche, je me suis retrouvé bloqué sans savoir quoi faire. Le personnage entendait des grattements et voulait connaître leur origine. Sauf qu’il disait lui-même (ou a écrit dans son carnet) que cela venait des « profondeurs de la maison », que les bruits gagnaient en intensité quand il s’approchait de la cheminée de sa chambre au premier étage, et qu’il refusait descendre à la cave sans lumière. Que vouliez-vous que je fasse de plus ? J’ai d’ailleurs eu la curiosité de descendre au rez-de-chaussée juste sous ma chambre, dans le salon, et d’inspecter la cheminée, mais là je n’entendais aucun bruit, ce qui était un peu bizarre pour un bruit censé venir des profondeurs de la maison et donc de la cave. Enfin voilà, il m’apparaissait que c’était clair pour le perso que le bruit venait de la cave, mais il ne voulait pas y aller et en même temps ne voulait pas se recoucher. En désespoir de cause j’ai consulté UHS et j’ai appris qu’il fallait utiliser le stéthoscope dans la cheminée de ma chambre du premier, ET dans la cheminée du salon au rez-de-chaussée, pour confirmer que le bruit venait bien d’en dessous. Oui, sauf que cela paraissait déjà clair pour Michael et qu’en plus aucun bruit n’était audible dans le salon. D’ailleurs on n’a rien appris de plus avec le stéthoscope, mais Michael a alors accepté d’aller se coucher. Seconde déconvenue.

Le dimanche (deuxième jour)

Une journée super où je n’ai pas eu besoin de tricher. J’étais passionné par l’aventure, je suis arrivé à tout trouver par moi-même. J’ai placé une enveloppe avec l’adresse de mon assistante écrite dessus dans la boîte aux lettres, dans l’espoir que le facteur la récupère le lendemain lundi, que mon assistante reçoive le surlendemain mardi le document en Italien à traduire, et qu’enfin le mercredi je trouve la traduction dans ma boîte.

Le lundi (troisième jour)

Alors déjà ça a commencé bizarrement car Michael a annoncé tout de go qu’il s’agissait de son troisième et dernier jour au manoir Blackwood. Comment ça ? C’était me semble-t-il la première fois que sa voix-off se situait explicitement dans le futur, confirmant ainsi sa survie et annonçant la fin proche de l’histoire. Curieux choix de la part du scénariste j’ai trouvé, tant qu’à ne faire aucun mystère de la survie de Michael, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le départ ? Cela a constitué comme une bascule soudaine dans le mode de narration, qui n’était plus en temps réel mais plutôt comme un récit du passé. J’ai aussi pensé que je ne lirais jamais la traduction de la lettre en Italien…

…Sauf que je suis allé à la boîte aux lettres et que j’y ai trouvé la traduction de Barbara. What ? Totalement invraisemblable. Ni les services postaux, ni Barbara ne travaillaient dimanche (Michael le disait explicitement quand on tentait de lui téléphoner) et Barbara était d’ailleurs en congé ce lundi. Ok, c’était sympa d’envoyer un document à faire traduire à son assistante, mais si c’était pour tordre au passage toutes les lois de la réalité ce n’était pas franchement la peine.

Autre énormité avec les services postaux, j’ai reçu un deuxième courrier dans la même journée ! What ?!? Depuis quand le facteur passe deux fois le lundi ?

Passons à ma première grosse difficulté. J’ai découvert un verrou avec un code à cinq chiffres. D’abord j’ai craint que la solution soit un truc complètement arbitraire du style : compter certains détails sur les tableaux du premier étage. Il faut dire qu’au premier étage, deux tableaux avaient la particularité de pouvoir être observés non pas dans leur entièreté mais à un point précis de la scène qu’ils représentent ; à partir du moment où j’ai remarqué cela, j’ai redouté d’avoir à exploiter ces scènes pour trouver un code (comme dans une énigme de Song of Horror de sinistre mémoire). Après je me suis raisonné, je me suis dit « essaye d’abord des solutions simples ». Donc j’ai cherché dans les documents du manoir un nombre à cinq chiffres. J’en ai trouvé un : le numéro d’enregistrement du certificat de naissance du bébé des Blackwood. Non, ça n’a pas marché. Dans la chambre condamnée du bébé, j’ai vu des cubes colorés ayant chacun une lettre et un chiffre. J’ai pensé alors que je pouvais transformer un mot de cinq lettres en nombre grâce à ces cubes. J’ai cherché dans tout le manoir un mot qui serait significatif pour James Blackwood et n’en ai trouvé qu’un seul : Dhaum, du nom de la tribu sud-africaine qui l’a fasciné puis terrifié lors de son voyage là-bas. Problème, il n’y avait pas de cube pour les lettres D, M et U. Je me suis alors dit : « je dois trouver une suite logique entre les chiffres des cubes pour déterminer les chiffres correspondant aux lettres dont je n’ai pas les cubes ». J’ai posé alors l’alphabet sur papier, avec en dessous de chaque lettre le chiffre que j’avais. Je me suis vraiment cassé la tête pour trouver une logique (« pour trouver le chiffre P qui est 9, je peux faire Q + R, soit 4 + 5 ; super, mais juste après, Q n’est pas égal à R + S, donc non, trouvons autre chose »), mais j’ai fait chou blanc.

J’ai alors consulté UHS[3], qui m’a révélé qu’un indice important se trouvait dans la crypte. J’en ai déduit que le mot que je cherchais devait être le prénom de l’enfant décédé de James Blackwood. Le problème était que dans la crypte, la plaque avec le nom du gamin était illisible ; on voyait seulement la première lettre R et pas le reste.

Malgré ça, je n’ai pas trouvé quoi faire avec la plaque illisible. J’ai essayé de la déloger avec des outils, mais les vis étaient « soudés dans la pierre ». J’ai consulté à nouveau UHS où j’ai appris qu’il fallait briser le plafond de la crypte pour y faire entrer la lumière, et utiliser ensuite un miroir à récupérer dans une chambre au premier étage. J’ai fait tout cela, et pour quoi au final ? Que le personnage me confirme qu’il ne voyait que la lettre R sur la plaque !!! Non mais quelle blague ! À quoi bon se démener pour une lettre que l’on voyait déjà dans la pénombre ?

Mais à vrai dire j’ai lu aussi sur UHS au même moment que le prénom était « Robin ». J’ai lu comment j’étais censé le trouver et je trouve ça quasiment impossible. Dans la chambre du bébé, il y avait un gros tas de cube, puis un autre petit tas avec les cubes O, B, I, N et A. Donc en lisant « OBINA » dans la chambre du bébé et « R » dans la crypte, j’étais censé comprendre que le prénom était « Robin ». Et bien je n’en ai pas été capable, je n’ai pas du tout fait le rapprochement entre le tas de cinq cubes et la première lettre R vue dans la crypte.

Bloqué de nouveau ensuite, j’ai lu sur UHS qu’il fallait réparer la voiture mais pourquoi donc ? J’ai vérifié la boîte aux lettres à tout hasard, car elle était juste à côté de la voiture que Michael refusait de trifouiller. J’y ai trouvé un avis d’expulsion, le fameux second passage du facteur que j’évoquais plus haut. Totalement invraisemblable de recevoir à nouveau du courrier, j’aurais très bien pu ne jamais regarder la boîte ! Mais bref, Jerry n’avait visiblement pas fait les choses correctement au niveau administratif, et Michael était sommé par les autorités de quitter les lieux au plus vite. Le héros a alors pensé direct que Jerry l’avait trahi d’une façon ou d’une autre, mais pourquoi ? Moi j’aurais cherché à comprendre à sa place. À ce stade Michael ne voulait même plus l’appeler au téléphone.

C’est une chose d’interdire certaines actions au public tant que le héros n’en a pas besoin ; c’en est une autre quand par ailleurs on ne sait pas ce que le héros veut faire au juste. C’est souvent le cas au cours du troisième jour, avec par exemple la recherche du corps de Catherine qui est interdite tant que Michael n’a pas lu l’avis d’expulsion. Alors que Michael n’avait à ce stade strictement rien de mieux à faire, mais il refusait d’appeler Jerry (il s’est embrouillé avec lui car il lui enjoignait de partir pour sa sécurité) et ne nous communiquait pas ses pensées non plus via sa voix-off. En fait, l’intrigue était bloquée jusqu’à ce qu’on lise l’avis d’expulsion, mais le fait même de consulter la boîte aux lettres une seconde fois dans la même journée était contre-intuitif.

J’ai de nouveau consulté UHS pour trouver où creuser la terre dans le jardin pour trouver la dépouille de Catherine. Alors ce passage était authentiquement abusé, mais vraiment, abusé de platine. La zone à cliquer pour trouver le corps était minuscule (à peine quelques pixels) et aucun indice ne permettait de la déterminer autrement que par de multiples tentatives et avec de la chance. D’ailleurs, on était censé se baser sur une photo où l’on voyait James enterrer Catherine dans le jardin juste au-dessus de l’ombre de la tour ; sauf que rien ne disait que la photo avait été prise à un moment où le soleil était à la même position dans le ciel que maintenant ! Moi je me basais plutôt sur la position du corps par rapport aux pierres du jardin, mais l’angle de prise de vue de la photo était très différent de celui imposé par le VG quand j’étais dans le jardin ; et au final le bon emplacement ne correspondait pas franchement à la position par rapport aux pierres. Dire que le manuel a le culot d’écrire qu’il n’y a jamais besoin d’utiliser la force brute dans Scratches ! Non mais quelle blague.

Ma dernière triche sur UHS concernait le second objet du rituel. J’ai découvert ainsi que l’objet était dans la galerie africaine. À ce stade j’étais plus ou moins dégoûté du VG, sorti de l’histoire et avec zéro volonté de me prendre la tête à nouveau. C’était comme si je n’avais plus confiance. Pourtant je pense que j’aurais pu trouver tout seul cet objet, si j’avais été mieux disposé ET que j’avais pris plus de notes papier.

Je pense qu’il faut vraiment que je prenne plus de notes papier quand je pratique ce type de vidéogiciels exigeants en terme de réflexion. Je l’ai fait un peu mais pas suffisamment ; si j’avais noté la griffe de lion quand je l’avais observée pour la première fois dans la galerie africaine, je n’aurais peut-être pas eu besoin de tricher pour trouver ce second objet du rituel. J’aurais fait le lien avec la description du rituel qui parlait de prédateur félin avec des griffes…

Trop souvent Scratches a négligé son rapport à la logique, mais aussi sa communication de ce que veut le héros à un instant T ; et il a commis deux énigmes trop dures à résoudre (le prénom du gamin et la recherche du corps dans le jardin). C’est bien trop décourageant de ne pas tricher. C’est vraiment dommage parce que l’ambiance est top et que la plupart du temps le challenge interactif est équilibré et fonctionne du tonnerre. L’histoire démarre super bien mais accouche d’une souris : le héros tombe sur un zombi dans les sous-sols et s’enfuit sans demander son reste. Il n’y a pas plus d’enquête, pas non plus d’enterrement digne pour la pauvre Catherine Blackwood reposant dans le jardin. Déception !

À propos du chapitre additionnel « la dernière visite »

Une sorte de petit épilogue dédié à cette édition collector. On incarne un journaliste qui vient dans le manoir quatre ans après pour enquêter, deux semaines avant la démolition prévue. La petite originalité c’est que tout est délabré, tagué, cassé… L’endoit a visiblement été squatté et vandalisé. Notre histoire ne dure pas très longtemps : le temps de récupérer un bouton de porte et du détergent et on rencontre déjà la créature qui a fait fuir Michael il y a quatre ans. Pas de surprise hélas, le journaliste fuit lui aussi, et, coïncidence hénaurme, tombe sur un vieux mourant qui a décidé de venir se jeter dans les bras de la créature au même moment ! Ceci dit, cela nous confirme que la créature était le jeune Robin, qui donc n’était pas mort… Tandis que le vieux mourant doit être soit James, soit le Docteur Milton, ça ce n’est pas précisé. Rien de très sérieux, très vraisemblable, très prenant ou très conséquent. Une énième extension dispensable dans l’histoire des extensions…

À la fois un génial exemple de ce qu'on peut faire comme challenge narratif passionnant avec le genre du pointer-cliquer... Et en même temps une démonstration de tous ses écueils récurrents, qui m'ont fait tourner en rond et réfléchir sur des fausses pistes pendant des heures avant que je ne me résolve à tricher à contrecœur en consultant un site internet d'indices. Et une fois que j'ai fait cela, pour moi, c'est fini : quelque chose se brise dans mon rapport avec le VG. Dommage, ça partait sacrément bien.
Verdict = dispensable | ok | vaut le coup ! | énormissime

 

Note(s)

  1. ^ Sur le super site Planète Aventure.
  2. ^ Présentation recopiée du verso de la boîte française. Attention ils racontent des conneries : Michael est bien le nouveau propriétaire du manoir et le temps n’est pas à l’orage quand il arrive…
  3. ^ Le site d’indices qui tente de donner le minimum d’infos dont on a besoin : Universal Hint System

 

Galerie d’images

01.jpg, août 2023
Le rituel semble faire effet, sauf qu’ensuite Michael découvre une vraie créature dans les sous-sols, qui était certainement responsable des grattements. Je ne sais donc pas trop dans quelle mesure le rituel a aidé ?
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Dans les aventures complexes en pointer-cliquer, mieux vaut prendre note de tous les objets singuliers observés dans le décor, ils peuvent devenir exploitables par la suite.
03.jpg, août 2023
C’est la seconde occurrence où le narrateur semble brusquement nous parler depuis le futur.
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Je n’ai pas compris comment Michael, en lisant l’avis d’expulsion, en arrive à la conclusion que Jerry ne viendra pas comme il l’avait promis. Notons l’erreur dans la première phrase : il faut lire « …que Jerry voulait que je quitte la maison… »
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Les héros des fictions lovecraftiennes sont de gros peureux qui tremblent devant un titre de livre.
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Il faut comprendre « à ce moment je ne m’occupais plus des interrupteurs », c’est-à-dire qu’il avait passé le stade d’espérer avoir de la lumière électrique dans le manoir. Une traduction française très imparfaite.
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Je ne sais pas vous, mais moi j’arrive à lire le « R » sur la plaque…
07b.jpg, août 2023
…je ne comprends donc pas l’utilité de se casser la tête à amener de la lumière pour en arriver à la même conclusion ?
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Illustration du problème des zones d’observation que j’évoquais dans mon texte. Ici la zone concerne les journaux, mais vous voyez que si je pointe le coffre à droite mon curseur se change en loupe, et en cliquant dessus…
08b.jpg, août 2023
…je bascule sur la zone d’observation dédiée au coffre. Vous voyez d’ailleurs que je peux revenir sur la zone d’observation des journaux sur la gauche. C’est ok, ça marche bien…
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…mais ce n’est pas la même partout ! L’occurrence qui m’a pris en traître est la suivante. Je clique sur le tas de bouquins tout à gauche…
08d.jpg, août 2023
…j’arrive sur la zone d’observation dédiée, et je constate que le livre rouge est non interactif : j’en déduis que je ne peux pas l’ouvrir. Étant donné qu’il est présent à l’écran quasiment entièrement, je ne me suis pas douté que…
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…qu’il avait en fait une zone d’observation dédiée, accessible en le pointant quand on est sur la vue du bureau dans son ensemble…
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…et qu’alors, dans cette zone d’observation-là, on peut bel et bien l’ouvrir ! Voilà ce que j’ai loupé et qui a été ma première source de frustration avec SCRATCHES.
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J’ai trouvé deux cas de texte français incomplet, comme si le texte était trop long pour l’espace dédié. La phrase en bas de feuille n’a pas de fin !
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Quelques grosses références à Lovecraft. Incroyable comment cet auteur est vénéré.
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Ah bon, il sait déjà que c’est son dernier jour ? Avant de comprendre que le narrateur nous parle depuis un futur où il est probablement au chaud, peinard, en train de fumer sa pipe, j’ai sérieusement considéré qu’il était en fait seulement en vacances au manoir, et pas du tout propriétaire comme je l’avais compris au début du récit. J’ai dû donc reprendre les documents du début pour m’en assurer.
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J’aime bien que le héros s’exprime souvent sur ce qu’il est en train de vivre, que ce soit dans son journal…
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…ou en direct…
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…comme ici où cela donne le sentiment qu’un fantôme vient de passer dans son dos ! C’est très habile car cela fait douter de la forme même de ce type de VG où l’on navigue dans des décors fixes (comme si le temps était figé). Là on a justement l’illusion que quelque chose se passe « en live ».
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Les réflexions de Michael sont au cœur de la proposition narrative de SCRATCHES.
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On ne le voit pas ici mais Michael dit « je ne savais pas où creuser ! » quand on essaye d’utiliser la pelle avant d’avoir lu l’avis d’expulsion dans la boîte aux lettres. Alors que j’avais déjà trouvé la photo indiquant l’emplacement du corps… Ce commentaire de Michael m’a plongé dans la perplexité : est-ce que j’avais une autre action à effectuer pour qu’il considère savoir où creuser ? J’ai passé du temps à chercher autre chose, j’ai notamment inspecté toutes les fenêtres pour tenter de les ouvrir et me mettre dans la même position que la bonne quand elle avait pris la photo. Peine perdue, l’excavation était simplement bloquée tant que Michael n’avait pas lu l’avis d’expulsion et réparé sa voiture. Très mauvaise communication au public.
photo
Voici la fameuse photo censée donner l’emplacement où le corps est enterré.
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Je n’ai jamais vraiment su ce qu’étaient les « astuces » activées dans les paramètres. Peut-être certaines des remarques de Michael ? Pour moi ces remarques sont plus que des astuces, elles permettent de faire exister le personnage, de nous connecter à lui.

Commentaires

1. Le mercredi 9 août 2023, 13:21 par Marie-Thérèse

Moi aussi je peux lire le R sur la plaque ! Je comprends ta déception d’ avoir recours au UHS !
Belle critique qui m a permis de vivre cette nouvelle aventure, merci et bravo à toi !
PS : j ai beaucoup apprécié le décor !

2. Le samedi 19 août 2023, 23:28 par Mme Padla Tarte

Hello,

j'aurais vraiment adoré jouer à ce jeu... Je suis un peu deg qu'on y ait pas joué ensemble :(

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